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ACCUEIL Page 3 Page 4Photos des travaux de réactivation du rail aux Ormes-sur-Voulzie par Thierry MAURY ![]() |
PAGE - 2 Article
conçu par une collégiale de
l’Association -
Horizon- des - Ormes RÉOUVERTURE DE LA VOIE FERRÉE 228 ...AUX ORMES-SUR-VOULZIE - DÉBUT 2011 3 -
Caractéristiques du projet de réactivation de la
ligne:
La ligne Flamboin -
Montereau était désignée
« 22.8 » par l’ancien
réseau de l’Est (qui avait pour habitude
de
numéroter toutes ses lignes). Elle
s’étend du point kilométrique (PK) 94,36
(bifurcation de Flamboin) au PK 122,67
(Montereau), les
kilomètres étant comptés depuis Paris-Est
via Noisy-le-Sec. Établie dans la
vallée très évasée de la
Seine, puis de son
affluent la Voulzie, elle a un tracé excellent,
avec de longues lignes droites
et un profil quasiment plat. Les rampes ne
dépassent pas 1 à 3 ‰,
ce qui
est un avantage énorme pour le trafic de marchandises.
Le parcours est ponctué de 24 passages
à niveau. Le trafic ayant totalement cessé depuis longtemps entre Marolles-sur-Seine et Flamboin - Gouaix, la ligne était officiellement « neutralisée » sur le territoire de la Région SNCF de Paris-Sud-Est (du PK 119 au PK 110,9). Sur le terrain, cela se manifeste par des traverses posées en croix en travers de la voie (interdisant la circulation sur la partie « neutralisée ») et par un entretien réduit . Au-delà, du
PK 110,9 jusqu’à Flamboin - Gouaix
(Région SNCF de
Paris-Sud-Est jusqu’au PK 108, puis de Paris-Est),
la ligne était
« non exploitée »
— ce qui correspond à peu près
à la
« neutralisation », les traverses
en croix en moins. Les bâtiments des deux
gares (Les Ormes-sur-Voulzie et Châtenay-sur-Seine)
ont été
rasés , mais les nez de quai
caractéristiques, construits en granite
incliné, sont toujours là. De
même que les deux haltes (Vimpelles
et Noslong -
Marolles), vendues à des particuliers.
Les principaux ouvrages d’art
franchissant les cours d’eau sont
métalliques : ils laissent encore
clairement voir qu’ils ont été
conçus pour une double voie. Certaines routes
passant au-dessus de la ligne utilisent toujours les ouvrages
conçus il y a
160 ans, avec un tablier en planches directement
posé sur le cintre en
pierre, et un garde-corps en fer forgé. Mais surtout, contrairement
à bon nombre d’autres lignes qui
ont connu le même déclin, l’infrastructure
ferroviaire a cette fois-ci été préservée :
cette liaison entre le réseau Est et le réseau
Sud-Est a longtemps
été classée comme militairement
stratégique. Elle a donc été
à peu près
entretenue même en l’absence de trafic, par exemple
en évitant qu’elle soit
envahie par la végétation. Les
voies d’évitement ont été
conservées à Vimpelles
et Châtenay-sur-Seine, même si
elles n’étaient plus utilisées. Et
surtout, la
ligne n’a jamais été officiellement
fermée ni déclassée, ce qui simplifie
considérablement la tâche pour y faire de nouveau
circuler des trains. Dans la
suite, on préférera donc parler de
« réactivation »
plutôt que de
« réouverture » ou de
« remise en service ». 4 - Un axe
stratégique pour le fret « Stratégique »
pour les militaires (et sans doute
sauvée grâce à eux), la ligne Flamboin - Montereau
l’est aussi redevenue pour
le transport de marchandises. Car la
donne a récemment changé :
jusqu’à
présent, les cimenteries près de Paris
étaient alimentées en matériaux
alluvionnaires puisés directement dans les
rivières, et acheminés par voie
fluviale depuis Marolles-sur-Seine (entre Flamboin et Montereau). Or la
région
parisienne est une grosse consommatrice de ces matériaux
alluvionnaires (sable,
graviers) qui servent à 90 % pour le
béton prêt à l’emploi, mais
aussi
pour le grave-bitume
(« l’enrobé »
des routes) ou la pierre à chaux. Et les gisements
franciliens s’épuisent. Pour des raisons
écologiques, seul le sable reste
désormais
extrait dans le lit de la Seine. Les granulats, eux, viennent de
carrières
situées à Gyé (Aube) ou à
Gudmont (Haute-Marne). Cemex,
groupe d’origine mexicaine
devenu l’un des leaders mondiaux du béton, du
ciment
et des granulats, possède ainsi une autorisation
d’exploitation pour
30 ans à la carrière de Gudmont,
d’où il extrait 2 millions de tonnes
par an. ![]() juste après l'ITE CEMEX
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